Il y a quelque chose d’étrange dans le fait d’écrire une fiction quand on a longtemps parlé d’Histoire. Jusqu’ici, ce blog a été mon espace privilégié pour parler de personnages, d’événements, ou de lieux qui ont sculpté (ou fait partie de) l’Histoire. Mais à force de côtoyer les grands récits du passé, j’ai fini par ressentir le besoin d’en écrire un à mon tour. Aujourd’hui, je brise (un peu) le quatrième mur pour vous parler d’un projet qui me hante depuis 2020 : un roman d’aventure, inspiré de l’Antiquité (mais pas seulement), et qui, je l’espère, fera écho à nos enjeux contemporains.
De quoi ça parle ?
Imaginez une république aux allures de Rome ou d’Athènes, glacée par sa propre bureaucratie et ses illusions de grandeur. Face à elle, un empire hybride — entre la Perse achéménide et l’Égypte ptolémaïque —, obsédé par le contrôle et sa religion. Au milieu, un officier, Jonas, se retrouve déchiré entre son serment et sa conscience quand il découvre, sur une île lointaine et isolée, un peuple autochtone, à mi-chemin entre les celtes et les vikings, gardiens d’une culture orale et libertaire.
Ce roman sera une réflexion sur la liberté, le pouvoir, et le prix de la résistance, le tout enveloppé dans des batailles, des trahisons, et des alliances improbables. Pas de magie, pas de dieux intervenant deus ex machina — juste des humains, avec leurs grandeurs et leurs faiblesses, pris dans l’engrenage de l’Histoire.
Le reste, je préfère le taire pour l’instant — parce que l’histoire se cherche encore, et que je me laisse le droit d’être surpris par mes propres personnages.
Une nouvelle version… finale ?
En 2023, je pensais avoir achevé ce roman. Spoiler : je me trompais.
L’histoire était là, solide, mais quelque chose manquait — un souffle, une cohérence de ton, peut-être simplement du temps et de la maturité. Alors, après deux ans de pause, j’ai choisi de reprendre entièrement la réécriture. Non pas dans un élan de perfectionnisme, mais dans une volonté de donner à ce texte la rigueur et la profondeur qu’il mérite.
J’ai tout démonté. Gardé l’ossature, mais repensé les arcs des personnages, approfondi les cultures, rééquilibré les thèmes. Et surtout, j’ai décidé de me former pour éviter les écueils du premier jet.
Les Mots, pour mieux écrire les miens
Pour accompagner cette reprise, j’ai décidé de rejoindre un programme spécialisé au sein de l’école Les Mots, à Paris. C’est une étape nouvelle pour moi : apprendre à écrire non plus seulement en m’inspirant de l’Histoire, mais avec la littérature. Travailler la voix, la structure, la tension dramatique. Et, qui sait, peut-être ouvrir la voie vers une édition, si le texte trouve sa forme définitive et son équilibre, car soyons franc, écrire, c’est bien, être lu, c’est mieux. Leur programme inclut une phase de relecture critique et l’école propose des ateliers dédiés à la recherche d’éditeur, la construction de dossiers, et même (pourquoi pas ?) l’auto-édition.
Désormais, j’ai envie de partager ce travail et ce projet avec vous tout au long de son avancée, jusqu’à avoir une version aboutie, vivante, et prête à être proposée d’ici fin 2026, avec, si les dieux de l’édition sont cléments, une publication à la clé.
Jean-Jacques
